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Accueil Forum > Bla bla cinema > test projecteur

Dav test projecteur
22/01/2022 à 08:51

Bonjour à tous,

Avec l’association Super 8.neuch nous avons loué une grande salle de spectacle avec écran de cinéma pour faire des tests de projecteur au vu d’améliorer la qualité des projections lors des soirées du festival ENS8FF .

Les quatre appareils testés étaient un Braun Visacustic 2000, un Elmo GS 1200 Xénon, un Beaulieu 708 EL ampoule de 150W et un Elmo GS 1200 ampoule de 200 W. A noter que nous avions 3 objectifs différents pour tester les Elmo.

Premier test, La puissance de la lumière qui sortait à 40 cm de l’objectif. Mesuré avec un Luxmètre. Avec surprise, le Beaulieu prend tout de suite la première place malgré la puissance de sa lampe inférieure au 2 Elmo.

Les tests s’enchaines, projection ä 17 mètres puis à 20 mètres de l’écran avec des films couleurs noir blanc, sombres ou surexposé. Constat évident mais vraiment vérifié : avec un objectif totalement ouvert à 17 ou 20 mètres de l écran, l image n’est pas nette, perd de la luminosité et du contraste.

Nous éliminons l’Elmo halogène qui a visiblement des problèmes de presseur, l’image n’est pas stable et passe du net au flou sans cesse. Le Braun est aussi écarté bien que très performant, stable et partageant le même objectif que le Beaulieu, sa luminosité est inférieur au 708 et à l’Elmo Xenon.

Reste à départager le Français et le Japonais au xénon. En vous passant les détails et les analyses, voici quelques points qui ont fait la différence.

Notre avis est assez unanime sur le confort du Beaulieu. Beaucoup plus silencieux, une image très stable, lumineuse et chaude. Le réglage pour la netteté est fin et précis.

L’Elmo Xénon est très voir trop bruyant, l’image n’est pas autant stable que le Beaulieu certes légèrement plus claire mais froide. L’image chaleureuse du Super 8 n’est pas reproduite.



A noter que l’Elmo ressortait de révision et que le Beaulieu avait une ampoule neuve.

Jean-Michel RE: test projecteur
24/01/2022 à 11:28
Bravo et merci pour ce retour d expérience qui confirme des expériences assez anciennes pour moi à l époque où ces appareils étaient neufs.

J ai passé plusieurs mois d été dans deux belles enseignes Parisiennes, Odéon-Photo qui avait une boutique “Cinéma“ qui communiquait avec le magasin principal et Photo-Mourette qui était une des plus anciennes bonnes adresses de Paris.

La luminosité des projecteurs obéit à trois principes qui peuvent s additionner dans le cas des meilleurs, comme c est le cas du Beaulieu.

1° L entrainement.

Laa plupart des projecteurs amateur ont un mécanisme d‘entraînement synchrone où le temps de déplacement de la pellicule est symétrique du temps d exposition. Les projecteurs professionnels utilisent un mécanisme asynchrone, la Croix de Malte, pour déplacer le film en un temps beaucoup plus court que son temps d exposition. Cela ne change en rien la cadence de projection, mais chaque image est exposée beaucoup plus longtemps.
Par analogie c est le même principe que celui des caméras XL.
En projection, vu que l on projette des images fixes, l idéal serait de pouvoir les exposer aussi près que possible de 1/18e de seconde. Dans la pratique les projecteurs comme le Beaulieu exposent chaque image à 1/23e de seconde environ quand un projecteur basique l expose 1/36e de seconde.

2° La boîte à lumière

J entends par là autant la lampe que la “cage“ à l intérieur de laquelle elle se trouve. Un réflecteur argenté plutôt qu aluminisé, une traque des fuites de lumière, sont aussi importants que la lampe elle-même.
Dans le cas des projecteurs utilisant une lampe et un miroir séparé, c est tout le savoir-faire du constructeur du projecteur qui est en jeu, dans le cas d une lampe à réflecteur incorporé la qualité de la lampe devient très importante.
Par ailleurs, dans la gestion de l éclairage, le maintient d une faible tension de chauffage du filament, typiquement 1,5 Volts pour une lampe de 8 Volts ou 2,8 Volts pour une lampe de 15 Volts préserve le filament, évite les pertes de matière du filament et prolongent la durée de vie de l ampoule.
Un survoltage, progressif, est parfaitement tolérable, une lampe de 12 Volts peut très bien fonctionner à 14,4 Volts, les 20% de tension supplémentaire se traduisent par une meilleure luminosité et une température de couleur légèrement plus élevée. Sur une ampoule halogène on passe ainsi de 3200°K Type B à 3400°K Type A .

3° L objectif de projection.

L objectif joue en plusieurs points.
D abord son ouverture. Il est clair qu un objectif ouvert à ƒ1,1 sera plus lumineux qu un objectif ouvert à ƒ1,3. Pour autant cela implique un plus grand contrôle en sortie de chaîne car assurer une netteté identique sur tout le champ à ƒ1,1 est autrement plus problématique qu à ƒ1,3, et le risque est également important que la luminosité soit moins homogène entre le centre et les bords de l image avec l objectif le plus lumineux.
Le deuxième point sur lequel un objectif a un rôle déterminant dans la luminosité c est la focale.
Plus la focale est importante plus l objectif concentre la lumière, plus il est grand angulaire et plus il la diffuse.
Je suis confronté régulièrement à ce sujet en utilisant mon agrandisseur photo.

Afin de pouvoir faire des agrandissements plus importants, il m arrive de troquer mon 50 mm pour un grand-angle de 40 mm. La première fois ça surprend car, outre le fait de pouvoir tirer du 24 x 30 sans être “en bout de colonne , la perte de luminosité est impressionnante.
À ouverture de tirage égale, vers ƒ8 le temps d exposition est doublé pour un tirage de même taille avec le 50 mm, en 18 x 24 cm par exemple. C est-à-dire que le gain en lumière apporté en approchant l agrandisseur du plateau est plus que perdu par rapport à la perte liée à la construction optique.

En cinéma il en est de même. Inutile de chercher plus loin pour comprendre pourquoi certains constructeurs livraient leurs projecteurs avec des zooms 15-25 mm ! Certes une focale plus courte permet une image plus large mais c est au prix d une perte de luminosité.

Enfin le dernier point sur lequel l objectif à un rôle dans la transmission de la lumière c est sa qualité. Moins il y a de lentilles, moins il y a de pertes. Une focale fixe de 20mm sera toujours plus lumineuses qu un zoom à mi-course.
Ensuite il y a la qualité des verres, pour autant que ce soit bien du verre. Entre un verre qui transmet 92% de la lumière et un autre qui monte à 98% l écart est énorme surtout multiplié par le nombre de lentilles et d espaces d air entre les lentilles. Enfin il y a le traitement interne du fût de l objectif, les objectifs tout métal des années 60 multiplient les réflexions internes qui font perdre à la fois de la lumière et de la définition. L intérieur de l objectif doit être noir mat comme c est le cas des objectifs récents.


_______________


Quand on a la chance que le projecteur optimise chacun des 3 groupes de critères on tient une pépite !

Le Beaulieu cumule pratiquement tous les avantages, un entrainement asynchrone, une boîte à lumière élaborée, une couverture plus large que le champ du Super-8, un presseur optionnel 16/9 était disponible pour projeter les films tournés avec les dernières Beaulieu qui utilisaient toute la largeur du film, la partie dévolue à la piste son étant utilisée pour l image. S y ajoute un très bon objectif et une remarquable construction. Mais il coûtait une petite fortune qui le mettait hors de portée de la plupart des amateurs, fussent-ils passionnés.


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